Dépasser ses peurs

 

Entreprendre de peindre une œuvre en commun nécessite la capacité de se surpasser. Non pas d’un point de vue artistique, mais plutôt du côté psychologique.

Cela paraît anodin  pour toute personne ancrée dans l’instant présent capable de lâcher-prise pour exprimer sa créativité dans n’importe quelle circonstance, mais cela devient plus difficile dès que les peurs reviennent aux grands galops.

 

L’approche

 

Imaginez-vous avec d’autres artistes. Vous avez tous le souhait de faire une œuvre commune. Plusieurs questions vont se poser à vous.

  • Quel support utiliser ?
  • Quel format ?
  • Quel médium ?
  • Quel thème choisir ?

 

Et la question primordiale : qui commence ? Et est-ce que chacun peindra à la suite l’un de l’autre ? Où chacun interviendra lorsqu’il en sentira le besoin ?

 

Autant de questions pragmatiques à se poser avant de commencer.

Il faut d’ors et déjà trouver des réponses collectivement. Mais suivant les circonstances, certaines réponses vous semblerons évidentes.

 

L’improvisation

 

Le plus excitant est l’improvisation par rapport à la peinture des autres intervenants. Leurs traces sur la toile devraient vous permettre de travailler votre créativité spontanée mais pas que cela. Cette expérience vous apporte l’ouverture à l’adaptabilité et au lâcher-prise quant à la finalité de l’œuvre.

Impossible de savoir pourquoi l’autre à fait ça… et le but n’est pas de savoir ou d’analyser mais de rebondir d’une façon sincère avec soi-même. C’est garder son cap tout en s’alliant aux autres. Exister soi-même tout en existant avec et pour les autres.

L’œuvre commune est une façon de communiquer ensemble, l’espace d’un instant et je dirais même de communier ensemble.

 

Les sensations

 

Le plus difficile est sans doute de peindre devant le regard des autres. Ce n’est pas quelque chose que l’on a l’habitude de faire. Cela demande un mental et une expérience à toute épreuve. Mais vous vous apercevrez vite que ce n’est pas insurmontable.

Mais le plus dur pour certaines personnes sera de commencer l’œuvre. Etre le premier à se lancer n’est pas très confortable pour beaucoup de personnes. Pour d’autres, cela peut être un enchantement… à vous de voir comment vous vivriez ça… il suffit d’essayer.

Vouloir donner le meilleur de soi-même peut bloquer l’aisance gestuelle habituelle, ou se restreindre à faire ce que l’on maitrise le mieux au détriment d’une trace sans vie, sans âme. Mais l’épreuve en vaut la chandelle !

L’expérience est inoubliable. Ce ne sera pas forcément un chef-d’œuvre mais le symbole de cette expérience aura certainement une grande valeur dans votre cœur.

 

A vous maintenant…