Comment peindre avec sa mémoire ?

 

Il s’agit ici d’aborder le thème de l’environnement mais pas d’un point de vue écologique – quoique ce sujet serait passionnant à développer – mais de l’influence que cela a sur votre peinture. S’installer dehors pour peindre semble très agréable par beau temps. C’est un peu plus compliqué dans des régions pluvieuses. Il n’empêche que vous pouvez vous balader sous la pluie ou par un temps sec mais venté et ensuite restituer votre « souvenir » sur la toile ou le papier.

Une méthode efficace

Sortez, et choisissez un endroit qui vous plait.

  • Imprégniez-vous des lieux.
  • N’essayez pas de mémoriser à tout pris tout ce que vous voyez. C’est impossible !
  • Commencez par le premier plan, puis le second puis le troisième etc.
  • Racontez vous une histoire pour chaque chose que votre œil va voir – qui est en réalité ce qui va vous intéresser le plus-.

Par exemple : vous voyez au premier plan, un tronc d’arbre déraciné. Voyez si sa forme vous fait penser à quelque chose, puis demandez vous comment cet arbre en est arrivé là ! Peut-être est-il mort de vieillesse ? ou bien, une maladie a eu raison de lui, et ainsi de suite. Du coup, lorsque vous serez devant votre toile, l’histoire de cette arbre va vous revenir facilement ainsi que sa « plastique » !

C’est ce que je conseillerais à toute personne voulant trouver son propre style. Votre cerveau va vous restituer des images qui vous ont marqué. Ce n’est qu’une partie de la réalité, me direz-vous… et c’est là tout l’intérêt de ce principe.

Peignez d’une façon figurative, non-figurative ou abstraite selon vos envies !

Ce sera votre propre vision des choses et ce qui vous a marqué sera prioritaire et mis en valeur naturellement dans votre œuvre. Votre cerveau n’est pas un appareil photo et il fera un tri sélectif pour vous. Alors faites lui confiance et lâchez-vous ! Dans cette pratique, le but n’est pas de restituer la réalité des lieux, alors ne contrariez pas votre cerveau et reproduisez ce qu’il va vous dire de faire.

Edgar Degas* disait : «C’est très bien de copier ce que l’on voit ; c’est beaucoup mieux de dessiner ce que l’on ne voit plus que dans sa mémoire.»

Vous allez ainsi découvrir que votre style est unique parce que vous êtes unique. Et que vous avez été le seul à voir ce que vous avez vu au moment où vous l’avez vu, de là où vous l’avez vu et à travers vos yeux – uniques aussi-.

Accepter son style est un autre et vaste sujet que j’aborderais dans un article, prochainement.

 

Alors, prêt à essayez ?

Ce n’est pas un exercice facile si vous n’en n’avez pas l’habitude mais prenez cela comme une expérimentation. Avec un peu d’expérience votre mémoire visuelle va se développer car vous ne regarderez plus les paysages, les couleurs, les choses, des détails, la flore, la faune,… de la même façon.